Bursite de la hanche
Les capsules de ce site Web s’adressent aux malades n’ayant aucune connaissance médicale et ont comme but premier celui de les informer sur l’essentiel des pathologies très souvent rencontrées en pratique médicale courante. Je vise la vulgarisation sans tomber dans « l’insignifiance ». Les « diagnostics populaires » précèdent le diagnostic médical usuel.
« Bursite de la hanche » (Tendino-bursopathie, bursopathie trochantérienne)

La plus fréquente des tendino-bursopathies à la hanche est celle localisée latéralement (de côté) et représente la tendino-bursite du moyen et du petit fessier, plus rarement du grand fessier. Lorsque la douleur est plus importante elle peut descendre jusqu’en bas du genou à la jambe latérale (partie extérieure de la jambe). L’échographie et la résonance magnétique du bassin peuvent confirmer ou infirmer le diagnostic. Elle est souvent en rapport avec une boiterie générée par des douleurs articulaires surtout à la hanche correspondante mais aussi au niveau du genou (gonalgie), de la cheville ou du pied habituellement homolatéral (du même côté).
Traitements
- Le repos constitue le traitement initial de choix.
- On utilise des analgésiques simples (Acétaminophène, Ibuprofène) et même des opioïdes surtout si la douleur envahit la pensée (un peu comme un mal de dent) car alors le malade risque de présenter une dépression majeure à souffrir sans relâche et surtout s’il est réveillé la nuit. Ce qui mène à l’épuisement physique, bien souvent constaté en pratique physiatrique.
- Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) demeurent peu utiles étant donné l’aspect rarement inflammatoire de toutes ces conditions pathologiques sauf dans la phase toute débutante de quelques jours.
- La rééducation fonctionnelle en physiothérapie demeure la plus importante.
- Exercices d’étirements

- Exercices d’étirements
- Utilisation d’une aide à la marche (canne). Le coude doit être à 30 degrés pour maximiser la force.

- Le taping

- Les ultrasons (thermothérapie profonde)

- Les infiltrations de glucocorticoïdes (« Cortisone ») peuvent être utiles lorsqu’elles sont effectuées non pas selon les repères anatomiques (à l’œil ou à l’aveugle) mais par approche écho ou vidéoguidée.
