Tendinite Achilléenne
Les capsules de ce site Web s’adressent aux malades n’ayant aucune connaissance médicale et ont comme but premier celui de les informer sur l’essentiel des pathologies très souvent rencontrées en pratique médicale courante. Je vise la vulgarisation sans tomber dans « l’insignifiance ». Les « diagnostics populaires » précèdent le diagnostic médical usuel.
« Tendinite Achilléenne » (Tendino-bursopathie achilléenne)

WALDMAN, Steven D., M.D., 2008, Atlas of Uncommon Pain Syndromes. Second Edition, Saunders Elsevier, Kansas City.

Les douleurs achilléennes originent soit du tendon ou des bourses qui lui sont associées. Il existe trois formes principales, soit la forme ténosynovitique, la forme corporéale (nodulaire, fusiforme, calcifiante) et enfin la forme d’insertion (enthésopathique), chacune nécessitant un traitement spécifique (non détaillées ici).
Ces douleurs peuvent limiter la marche, nuire au sommeil et causer des douleurs envahissant la pensée, un peu comme un mal de dent.
Investigation
- Une radiographie simple sert de bilan de base pour éliminer les pathologies osseuses et documenter les calcifications du tendon.
- L’échographie peut être utile mais la résonance magnétique demeure beaucoup plus performante permettant de préciser avec une grande sensibilité la nature exacte du problème : Bursite? Tendinite corporéale? Tendinite d’insertion? Rupture partielle du tendon? Fracture de stress? Tumeur (très rare)?
- La cartographie osseuse au Technétium en médecine nucléaire permettra d’éliminer les microfractures ou les tumeurs (très rares).
Pronostic
Il est d’une durée très variable mais les malades rencontrés en physiatrie évoluent souvent sur une période de 12 à 24 mois.
Traitements
- Le repos constitue la thérapeutique initiale de choix. La mise en décharge avec béquille canadienne s’impose dans les formes aigues ou subaigües.
- Les AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) peuvent être tentés, couplés à des analgésiques de première ligne (Acétaminophène, Ibuprofène) et de deuxième ligne pour les douleurs récalcitrantes ou éveillant la nuit (Tramadol, opiacés, opioïdes).
- Physiothérapie
- Le glaçage

- Neurostimulation (TENS) et courant interférentiel

- Massages transverses profonds sur 20 séances
- Ultrasons

- Le taping /chevillières

- Exercices de rééducation excentrique sous supervision spécialisée
https://www.youtube.com/watch?v=yau1RWxFkEA
- Le glaçage
- Orthèse moulée plantaire avec correction d’anomalies structurelles du pied

- Surélévation du talon par talonnette à l’intérieur du soulier. Cette surélévation peut être optimisée par un ajout extérieur par le cordonnier.

- Orthèse d’immobilisation de la cheville : parfois nécessaire durant six semaines dans les formes invalidantes et rebelles. Elles peuvent être enlevées la nuit. Il en existe trois habituellement utilisées :
- Botte de marche de type Body Armor

- Botte de marche pneumatique (aircast)

- Botte de marche courte (aircast).

- Botte de marche de type Body Armor
- Les injections-infiltrations de glucocorticoïdes (Cortisone) sont en général à déconseiller étant donné les risques de rupture tendineuse liée à cet effet catabolique (amincissant) des stéroïdes. Il faut garder en tête que le tendon d’Achille demeure une structure majeure et s’il se rupture il n’y a pas compensation par un autre tendon aussi puissant.
- Iontophorèse à la Dexaméthasone

- Chirurgie : en pratique elle n’est essentiellement pas une option rencontrée.
